Organisation
Mondiale de la Santé
L’OMS
est une institution spécialisée des Nations
Unies principalement responsable pour les questions
de santé internationale et de santé publique.
Elle compte 192 États membres et six bureaux
régionaux répartis dans le monde entier.
L'Assemblée mondiale
de la Santé est l'organe décisionnel suprême
de l'OMS. Elle se réunit généralement
à Genève en mai chaque année, et
des délégations des 192 Etats Membres
y assistent. Sa principale fonction consiste à
arrêter la politique de l'Organisation. L'Assemblée
de la Santé nomme le Directeur général,
contrôle la politique financière de l'Organisation,
et examine et approuve le projet de budget programme.
Elle étudie également les rapports du
Conseil exécutif, auquel elle donne des instructions
sur des matières où de nouvelles mesures,
études, recherches ou rapports peuvent être
nécessaires.
Le Conseil exécutif
est composé de 32 membres techniquement qualifiés
dans le domaine de la santé. Les membres sont
élus pour trois ans. La principale réunion
du Conseil, qui décide de l'ordre du jour de
l'Assemblée de la Santé suivante et qui
adopte des résolutions à transmettre à
l'Assemblée de la Santé, se tient en janvier,
avec une deuxième réunion plus courte
en mai, immédiatement après l'Assemblée
de la Santé, concernant des questions plus administratives.
Les principales fonctions du Conseil sont d'appliquer
les décisions et les directives de l'Assemblée
de la Santé, de lui donner des consultations
et, en général, de lui faciliter le travail.
Le Secrétariat
de l'OMS comprend environ 3500 professionnels de la
santé et autres spécialistes et personnels
d'appui titulaires d'engagements à durée
déterminée, qui travaillent au Siège,
dans les six bureaux régionaux et dans les pays.
L'Organisation est dirigée
par le Directeur général, qui est nommé
par l'Assemblée de la Santé sur proposition
du Conseil exécutif. Le Directeur général
actuel est LEE Jong-wook.
Grâce à un échange de connaissances
et de données d’expérience entre
les professionnels de santé, elle favorise la
conception de services sanitaires complets, la prévention
des maladies et la lutte contre celles-ci, l’amélioration
de l’environnement, le perfectionnement des ressources
humaines, la coordination des travaux de recherche,
et la planification et la mise en œuvre de programmes
de santé. Ses activités portent sur la
mise en place de systèmes de soins de santé
primaires, la promotion de la santé de la mère
et de l’enfant, la lutte contre la malnutrition,
l’endiguement des maladies transmissibles, l’amélioration
de la santé mentale, l’approvisionnement
en eau et la formation des personnels de santé
de toutes les catégories. Elle assure également
la promotion de la coopération internationale
: mise au point de normes, conception de critères,
administration du Règlement sanitaire international,
révision de la Classification internationale
des maladies et des problèmes de santé
connexes, et collecte et diffusion de statistiques sanitaires.
www.who.int
OMS/Algérie

Le 5 juillet 1962, l’Algérie
recouvre son indépendance. Le 8 novembre 1962,
après signature de l’accord de base, l’OMS
est parmi les premières représentations
à s’y établir. Elle compte alors
parmi les Etats Membres de la région européenne.
Suite à sa demande, elle devient membre de la
région africaine (1984). Le niveau de la représentation
en Algérie a varié avec le temps :
- de 1962 à 1976, le représentant était
expatrié,
- de 1977 à 1993, un conseiller du Ministre était
chargé des relations avec l’OMS, le PNUD
était l’agence d’exécution,
l’accord de base est alors tombé en désuétude,
- de 1994 à ce jour, un officier de liaison national
dirige le Bureau.
Le siège du bureau de liaison
est situé dans l’enceinte de l’Institut
National de Santé Publique. Le personnel de l’OMS
qui n’était composé que de l’officier
de liaison, d’une secrétaire et d’un
chauffeur en 1998, compte en 2004 une dizaine de personnes
;
L’équipe
est chargée de préparer les documents
de planification prévus par l’Organisation,
de mettre en œuvre et de suivre les programmes
de coopération et d’en faire l’évaluation
périodique. Les actions sont menées en
étroite collaboration avec les partenaires nationaux
ou des Nations Unies.
Depuis 1996, le budget de l’OMS
pour l’Algérie s’est accru par l’apport
du Bureau régional quasi-exclusivement, les ressources
extrabudgétaires demeurent insignifiantes. Pour
le bienniums 2002-2003,les ressources du bureau sont
estimées à 1940 000 USD. alors que pour
le biénnium 1996-1997 elles étaient de
1 240 000 USD.
Domaines d’intervention
L’action de l’OMS dans
le pays répond à des objectifs fixés
conjointement avec les autorités sanitaires.
De ce fait, l’apport de l’Organisation favorise
la réalisation des objectifs prioritaires de
santé publique du gouvernement, compte tenu des
priorités mondiales. Les domaines d’intervention
prioritaires retenus sont : urgence et actions humanitaires,
bases factuelles à l’appui de la politique
de santé, santé des femmes, salubrité
des aliments, surveillance des maladies transmissibles,
approche intégrée de surveillance, prévention
et prise en charge des maladies non transmissibles,
tabac, promotion de la santé, prévention
des incapacités et des traumatismes et réadaptation,
santé mentale et toxicomanie, médicaments
essentiels, sécurité sanguine et technologie
clinique, organisation des services de santé.
L’apport de l’OMS concerne
surtout l’appui au développement et renforcement
de la gestion des programmes (outils, approches, stratégies
d’intervention, etc.), la dissémination
d’information et de normes et le plaidoyer, l’appui
à la surveillance et l’évaluation
de la mise en œuvre des stratégies et politiques
nationales, et moins fréquemment les avis et
conseils sur les politiques et stratégies nationales,
le partenariat ou l’appui direct à l’exécution
des activités programmées par les autorités
nationales.
Une originalité de la coopération
avec l’Algérie concerne l’apport
incontestable que peut faire le pays aux actions de
l’OMS dans la région. De réelles
possibilités existent dans le domaine des ressources
humaines, dans l’expertise et les services. Les
domaines susceptibles d’être concernés
sont la formation médicale et paramédicale,
la santé publique, le médicament, la sécurité
sanguine, la programmation et la planification sanitaires,
le VIH/SIDA, la tuberculose.
Le programme du gouvernement pour l’actuel
plan de coopération avec l’OMS, se fixe
pour objectifs pour l’horizon 2005, de poursuivre
la lutte contre la morbidité infantile et maternelle,
de garantir l’accès et la prise en charge
de la population aux soins de santé de base,
d’améliorer la qualité des soins,
de promouvoir l’éducation pour la santé,
la prévention primaire, secondaire et tertiaire,
ce qui peut se résumer en deux axes :
•
Amélioration de la performance du système
de santé qui se fonde essentiellement sur , une
meilleure préparation du système de santé
pour répondre plus efficacement aux situations
d’urgence, un système de veille pour répondre
précocement aux épidémies, une
amélioration de la qualité des soins,
une meilleure prise en charge de proximité des
maladies mentales, une réduction de la mortalité
maternelle, un usage rationnel des médicaments
essentiels de qualité.
•
Réduction des facteurs de risque, plus précisément
la lutte intégrée contre les facteurs
de risque des maladies non transmissibles prévalentes,
la réduction du risque transfusionnel, le contrôle
de qualité des aliments et la promotion de la
santé des populations vulnérables.
|